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  • denis tran

    Jan 16, 2026

  • Dialogue intérieur : rencontrer et négocier avec une part de soi en 10 minutes

    Le dialogue intérieur est une pratique courte et structurée qui permet d'identifier une « part » en vous, de lui offrir un espace sécurisé puis de négocier un micro‑accord pour apaiser le corps et tester un soin. Cette page explique pourquoi ça marche, comment le pratiquer pas à pas, quelles formulations utiliser, et comment garder la séance sûre et réutilisable.

    Qu'est‑ce que le dialogue intérieur et à qui s'adresse cette pratique ?

    Définition : le dialogue intérieur consiste à repérer une sensation, une voix ou une image qui représente une partie de votre système intérieur, à lui poser une invitation respectueuse, puis à proposer un petit accord sensoriel et réversible pour tester un changement.

    Pour qui ? Toute personne qui cherche une méthode courte d'auto-écoute et d'autorégulation émotionnelle : débutants en méditation, personnes stressées, professionnels souhaitant une pause rapide. Ce n'est pas un traitement des troubles graves ; en cas de détresse ou d'antécédents de trauma, consulter un professionnel.

    Pourquoi cette méthode fonctionne

    • Attention complète et non jugeante : nommer une part réduit la fusion identitaire et diminue la réactivité.
    • Sécurité corporelle : poser les mains et respirer active des circuits parasympathiques favorisant le relâchement.
    • Micro‑accords testables : proposer un court échange (respirer ensemble, 30 secondes d'expression) est simple, réversible et fournit une information immédiate.
    • Ancrage : un geste physique rend la pratique répétable et facilite l'autorégulation à distance.

    Séquence pratique courte : 6 étapes (10 minutes)

    Ce protocole est conçu pour être simple, sécurisant et reproductible.

    1. Préparation et vérification de sécurité (30 s)

      Asseyez‑vous ou allongez‑vous. Placez les mains là où cela vous paraît sûr (cœur, ventre, genoux). Fermez les yeux si cela vous convient. Vérifiez mentalement : suis‑je en état de pratiquer ? Si vous sentez une forte activation, repoussez l'exercice et contactez un professionnel.

    2. Mesure baseline (15 s)

      Notez mentalement une intensité entre 0 et 10 (0 = calme complet, 10 = très tendu). Cherchez où la sensation se loge (poitrine, gorge, ventre, épaules).

    3. Repérer et nommer la part (60 s)

      Sans chercher à la changer, donnez‑lui un mot simple : peur, protecteur, enfant blessé, juge, etc. Observez la voix (grave, aigu, rapide), l'âge apparent, une couleur, une température ou une sensation physique.

    4. Créer un espace de sécurité (30 s)

      Posez une main sur le cœur et l'autre sur le ventre ou les genoux. Respirez lentement : inspirez 4 temps, retenez 1, expirez 6. Imaginez une lumière tiède autour de vous. Envoyez l'intention intérieure : « je t'écoute en sécurité ».

    5. Invitation respectueuse et écoute (1 à 2 min)

      Formule d'invitation simple : « Je t'entends. Tu peux parler ici sans danger. Que veux‑tu que je sache ? » Restez observateur : accueillez sensation, mot ou image. Si l'émotion monte, revenez à la respiration.

    6. Négociation sensorielle et micro‑accord (1 min)

      Proposez une action concrète et réversible, par exemple :

      • « Donne‑moi 30 secondes pour t'exprimer puis nous revenons à la sécurité. »
      • « Je vais respirer avec toi trois respirations. »
      • « Si tu acceptes 20 % d'espace en moins dans mon corps, j'écoute. »

      Scellez par un geste ancre : toucher la poitrine, joindre les mains, presser l'index contre le pouce. Observez le changement corporel : relâchement, chaleur, diminution de tension. Sinon, considérez l'absence de changement comme information utile.

    Formulations modèles pour l'invitation et le micro‑accord

    • Invitation courte : « Je t'entends ici, sans jugement. Que veux‑tu que je sache ? »
    • Si la part est en colère : « Tu peux dire ta colère pendant 30 secondes puis nous revenons à la sécurité. »
    • Si la part est protectrice : « Merci d'avoir veillé. Peux‑tu me laisser respirer trois fois avec toi ? »
    • Clôture respectueuse : « Merci d'avoir parlé. Je te propose qu'on répète ce micro‑accord demain. »

    Exemples concrets

    • Peur sociale : nommer « peur », poser les mains, inviter « peux‑tu me montrer la pire image ? » puis proposer « 30 secondes pour l'image, puis bilan ». Ancrer avec le pouce contre l'index.
    • Juge intérieur : nommer « juge », demander « que veux‑tu protéger ? » et proposer « 1 minute pour t'exprimer, ensuite trois respirations communes ». Ancrer en joignant les mains.
    • Enfant blessé : nommer « enfant », envoyer une phrase de sécurité « tu es entendu », proposer une minute d'attention corporelle et sceller avec une main sur le cœur.

    Plan simple sur 7 jours pour intégrer la pratique

    1. Jour 1 : micro‑séance complète 10 minutes (suivre le protocole).
    2. Jours 2–7 : journaling court (1 phrase) sur la part chaque soir.
    3. Chaque jour : répéter la phrase modèle et le geste ancre une fois par jour.
    4. Jour 7 : comparer l'intensité initiale et la plus récente sur l'échelle 0–10.

    Checklist à utiliser avant chaque séance

    • Je suis dans un endroit sûr et je peux m'arrêter à tout moment.
    • J'ai vérifié mon niveau d'activation (0–10).
    • J'ai choisi un geste ancre simple et réalisable.
    • J'accepte que la séance soit courte et réversible.

    Signes que la séance devient trop intense

    • Respiration très rapide ou sensation d'hyperventilation.
    • Flashs intrusifs, dissociation, perte d'orientation dans le temps.
    • Crainte de perdre le contrôle ou de revivre un souvenir traumatique.

    Si l'un de ces signes apparaît : arrêtez, respirez, posez les mains sur le corps, ancrez en calmant la respiration. Si l'activation persiste, interrompez et contactez un professionnel de santé mentale.

    Erreurs et idées reçues à éviter

    • Forcer une image ou une histoire : l'observation des sensations suffit ; ne cherchez pas à créer une narration.
    • Confondre écoute et accord total : écouter une part ne signifie pas accepter toutes ses demandes ; il s'agit d'information.
    • Attendre des résultats immédiats dramatiques : privilégiez les petits changements répétés plutôt que la transformation instantanée.
    • Utiliser la pratique comme substitut à la thérapie : ce n'est pas un traitement pour les troubles sévères ou les traumas non résolus.

    Conseils pour ancrer la pratique au quotidien

    • Associez le geste ancre à une routine existante (toilette du matin, pause café).
    • Gardez une phrase modèle simple et répétable.
    • Tenez un micro‑journal : un mot ou une phrase par jour sur la part rencontrée.
    • Répétez le micro‑accord 2 à 3 fois par semaine pour renforcer la confiance intérieure.

    Quand consulter un professionnel

    • Si la séance déclenche des souvenirs traumatiques ou une détresse intense.
    • Si l'autorégulation devient difficile malgré les pauses et la respiration.
    • Pour transformer des micro‑accords répétitifs en travail thérapeutique plus structuré.

    Résumé pratique

    En une phrase : repérez une part, assurez‑la d'un espace de sécurité, écoutez sans fusionner, proposez un micro‑accord testable et scellez par un geste. Répétez régulièrement. Célébrez les petits relâchements corporels comme des progrès.

    Combien de temps doit durer une séance de dialogue intérieur ?

    Une séance micro peut durer 5 à 15 minutes. Le protocole présenté tient en 10 minutes : préparation, repérage, invitation, micro‑accord, ancrage et réévaluation. L'important est la qualité d'attention plutôt que la durée.

    Est‑ce un substitut à la psychothérapie ?

    Non. C'est une technique d'auto‑écoute utile pour l'autorégulation. Pour des troubles persistants, traumatismes ou détresse intense, il est recommandé de consulter un psychothérapeute ou un autre professionnel qualifié.

    Que faire si je me sens dissocié pendant l'exercice ?

    Arrêtez immédiatement. Ramenez l'attention au corps avec la respiration et le geste ancre. Si la dissociation persiste, allumez une lumière, bougez doucement et demandez l'aide d'un professionnel.

    Comment choisir un geste ancre efficace ?

    Choisissez un geste simple et répétable (presser l'index et le pouce, poser la main sur la poitrine). Privilégiez quelque chose de discret et praticable en public si vous voulez l'utiliser hors séance.

    Checklist de clôture après la séance

    • Avez‑vous noté l'intensité initiale et finale (sur 0–10) ?
    • Avez‑vous senti un changement corporel (relâchement, chaleur) ?
    • Avez‑vous scellé l'accord par le geste ancre ?
    • Avez‑vous prévu une micro‑pratique ou un journal pour les jours suivants ?

    Derniers conseils

    Restez curieux et bienveillant envers les différentes parts qui composent votre expérience. Les micro‑accords répétitifs créent une nouvelle habitude relationnelle avec soi‑même : attention, sécurité, expérimentation. Ces changements peuvent être lents mais durables.

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